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 Deux Peuples : Ilédor & Olaril

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Olaria, c'est mon nom





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MessageSujet: Deux Peuples : Ilédor & Olaril   Ven 22 Aoû 2008 - 22:46

Sur les Tables d'Olaria, 2 Peuples sont jouables : les Olarils et les Ilédors. Voici les différences fondamentales.


Les Différences Olarils / Ilédors


OLARILS
ILEDORS
Langage
  • Langage "simple" et direct,
  • Tutoiement quel que soit l'interlocuteur,
  • Référence aux éléments naturels et aux Dieux courants.

Exemple : Même le plus pauvre des Ilédors aura plus de vocabulaire et de politesse qu'un Olaril.
  • Langage travaillé, "soutenu" et courtois, utilisation de figures de styles (métaphores, etc...),
  • Vouvoiement (tutoiement réservé au mépris ou à l'intimité),
  • Référence à la Volonté et à Therdone omniprésente.

Exemple : Les Ilédors ont toutes les peines du Monde à comprendre les Olarils : ils parlent encore moins bien que des Campagnards.
Religion
  • Polythéistes.
  • Monothéistes.
Cultes et Croyances
  • Destin (incontrôlable, dicté par les Dieux),
  • Puissance de la Nature, Respect de la Nature,
  • Sagesse des Anciens.
  • Ordre Etabli
  • Volonté (personnelle > Volonté de Therdone),
  • Destinée modulable selon notre Volonté,
  • La Volonté justifie les Crimes ("la faim justifie les moyens").
Habitat
  • Huttes, petites maisons,
  • Maisons de plein-pied,
  • Matériaux : bois, chaux, torchis, pierres.
  • Villas (Nobles de Sang et de Rang), Grandes Demeures (Bourgeois), Maisons (Pauvres),
  • Habitations à étages, cours intérieures, voire différentes "ailes" pour les plus riches,
  • Matériau : pierres taillées, bois sculpté, métaux précieux, ardoises.
Arts
  • Primitifs, basés sur la danse et la musique, peinture "simple".
  • Nombreux et développés, notamment le Théâtre et le Discours (Orateurs), l'Opéra (Cantatrices), la Sculpture et la Musique entre autres.
Habillement
  • Basiques, simples et pratiques,
  • Couleurs naturelles (bruns, gris, verts, beiges),
  • Tuniques, vêtements larges, Légères Armures,
  • Cuir, Lin, Coton et quelques décorations en métal.
  • Travaillés, luxueux, décoratifs,
  • Couleurs vives, harmonieuses, recherchées (toutes ! Aucun tabou !)
  • Robes, corsets, fraises, jupons, pantalons, chemises, vestons, vestes [etc....], Lourdes Armures pour les Militaires,
  • Coton, Fibres, Cuir, Soie, Satin, Taffetas, Mousselines [etc...], broderies, décorations nombreuses en métal et pierres précieuses, coupes fantaisistes, franges, froufrous [etc... etc...] (Fan-Tai-Sie !).
Sexualité
  • "Primitive"
  • Libre (Libertinage, Homosexualité).
  • Développée, "Scientifisée" (nombreux écrits, ouvrages, manuscrits),
  • Règlementée et stricte une fois marié,
  • Homosexualité proscrite.
Economie
  • Troc,
  • Aucune monnaie,
  • Commerce réduit (pas de commerce en dehors du village).
  • Très développée,
  • Monnaie courante,
  • Commerce très développé avec les autres villes du Continent.
Social
  • Grande solidarité,
  • Communauté (tout le monde se connait),
  • Différentes classes sociales,
  • Grandes disparités entre les classes,
  • Peu de solidarité, privilèges aux classes Nobles.


Dernière édition par Olaria le Lun 5 Avr 2010 - 22:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Deux Peuples : Ilédor & Olaril   Sam 18 Oct 2008 - 10:43

Les Modes de Vie

Les Olarils


Naissance

Lorsque naît un Olaril, c'est une véritable fête dans le village. Non que la fertilité soit absente des femmes d'Arestim, mais la survie de leur peuple et le renouvellement des générations semblent être une chose de la plus haute importance pour eux. Lorsque naît un enfant dans une Grande Famille, toutes les familles de cette guilde louent les Dieux, notamment Hégoa, Déesse de la fertilité, et organisent généralement des festivités (repas, célébrations, sacrifice animal etc...).

Mâle ou femelle, l'importance du sexe ne semble pas préoccupante pour les Olarils, sauf notamment pour la Famille Hirune, qui est, depuis des décennies, une famille de Chasseresses. En général, un mâle est acceuilli avec beaucoup de fierté, et une femelle avec un petit pincement au cœur pour les mères de Guildes moins importantes : la future jeune fille quittera peut être la Famille lors de son mariage.

Cependant, la naissance d'une fille ou d'un garçon est une joie, toujours vue comme un miracle de la nature, une preuve que les Dieux sont grands : ils sont donnés pour responsable de la bonne santé des nouveaux nés, et un nourrisson malade signifie un mauvais tour de Panpale, Dieu mal aimé.

Il est de coutume qu'une femme accouche dans sa chambre, entourée et aidée de l'ensemble des autres femmes de sa Guilde, et en présence d'un Erudit. C'est lui qui donne le prénom de l'enfant dès qu'il a poussé son premier cri, le bénit et le présente aux Femmes. Lorsqu'il est lavé et habillé de draps blancs, chaque homme de la Guilde rend visite à la mère et au nouveau-né pour les féliciter tous deux.
Le Père reçoit également des compliments et ne pas avoir d'enfant pour un couple est un mauvais présage, un déshonneur pour la Famille et surtout, une grande peine pour ce peuple qui voit son avenir au travers des générations futures.


Enfance & Adolescence

L'enfance d'un fils ou d'une fille Olaril se déroule sensiblement de la même manière, quelle que soit sa Grande Famille. Il a droit à une éducation rudimentaire, apprend très tôt qu'il convient de travailler dans la vie, d'être fier et digne de son Peuple. On lui apprend quelques notions de l'Histoire d'Arestim, et notamment, la venue des Dieux, il y a de cela des années.
Aussi apprennent-ils à louer des Divinités très tôt, lors des prières avec leurs parents, ou des fêtes en l'honneur d'un Dieu.

On ne leur apprend ni à lire, ni à écrire, car cela est réservé au Chef en poste. Cependant, ils sont loin d'être bêtes, en général, et savent très tôt monter à cheval, coudre ou se débrouiller par eux-mêmes.

Dès leur plus jeune âge, le père, la mère, ou de façon plus générale, les membres de sa Guilde, prennent en charge leur éducation, afin de leur enseigner les rudiments de leur futur métier. En effet, il est d'usage qu'un enfant reprenne le même métier que son père et sa mère, afin de ne pas laisser mourir le Nom de la Grande Famille à laquelle il appartient. Cependant, ils savent rapidement qu'en se mariant, ils ont la possibilité de changer de voie.

Un enfant Olaril est considéré comme étant "jeune" jusqu'à l'âge de 20 ans environ. Les vingt premières années de sa vie sont largement consacrées à l'apprentissage de son futur métier. Ils savent, en général, très vite ce qui constitue les "choses de la vie", le cycle des saisons, des lunes, de la vie humaine (amour, sexe, vie et mort etc...). On ne cache pas souvent ces choses là à un enfant, car il est dit qu'il doit être apte à vivre seul s'il arrivait malheur à sa Guilde.

A l'âge de vingt ans à peu près, l'étape majeure de leur vie a lieu. Il s'agit de leur "passage dans l'âge adulte". Après cette initiation, qui peut durer plusieurs jours comme quelques minutes, les enfants sont considérés comme des Hommes ou des Femmes.
L'initiation consiste à prouver à sa Guilde et aux Erudits qu'ils sont capables d'exercer leur métier, de prendre la relève de leurs aînés. Aussi, un aspirant Bûcheron devra-il emmener les membres de sa Famille et les Erudits dans les forêt d'Umber, afin qu'il atteste de sa force, de sa maîtrise de la hache et de ses facultés à être digne de sa Guilde.

Au terme de cette épreuve, il est publiquement reconnu comme étant Adulte, et une fête célèbre son entrée dans cette période de la vie.


l'Âge Adulte

  • Mariage
C'est peu de temps après son initiation et son entrée dans l'âge adulte, qu'un Olaril choisit celui ou celle qui vivra à ses côtés. Les mariages sont généralement convenus d'avance avec les familles et les futurs époux sont très souvent consentants. En effet, il est habituel que les noces restent "intra Guilde", et de ce fait, les promis se connaissent déjà de longue date.
Le Mariage n'étant pas restrictif, il est rare qu'un mariage fasse la déception ou le malheur d'un des époux ou des familles. Il permet surtout de lier les familles entre elles, de resserrer les liens de la Guilde, ou de conclure des alliances amicales entre Grande Famille.

Le Mariage à toujours lieu les soirs de pleine lune, afin d'éclairer leur Union. On dit également que Panpale, le Dieu Malsain, dort profondément la nuit, et qu'une noce effectuée en plein jour est susceptible de l'avoir attiré, et par conséquent, d'avoir attiré le malheur sur les époux.
Le marié et la mariée n'ont pas besoin d'être vierges lors de leurs épousailles, ils sont indifférents à cette notion, et il est parfois même question de ne surtout pas l'être lors du mariage, pour assurer la fécondité.

Une immense célébration a lieu pour l'occasion, conviant tout le village, toutes familles confondues. Il est très courant que plusieurs couples s'unissent la même nuit.
Une sorte de "nuit de noces " à lieu après la fête, et les jeunes mariés doivent rester enfermés ensembles toute la journée qui suit. Libre à eux de faire ce qu'ils veulent... Ils en profitent généralement pour faire plus ample connaissance.

Le mariage reste en vigueur jusqu'à la mort d'un des deux époux. Si tel est le cas, le veuf/la veuve peut se remarier avec le partenaire de leur choix.

La fidélité est une notion plutôt vague pour les Olarils. Même s'il est d'usage que les mariés restent des partenaires sexuels de façon coutumière, on assiste souvent et sans aucun heurt avec la morale, à des 'adultères'. On met cela sur le dos de Filhakan, le Dieu des Amours. Cela ne choque personne, et le mensonge n'est pas de mise. Malgré cela, lorsqu'un Olaril va conter fleurette à une autre femme ou un autre homme, il ne se vante pas des exploits accomplis avec une autre personne que son époux/épouse, par humilité.
Il n'y a généralement pas de représailles de la part des hommes et des femmes puisque cette pratique est assez courante et que la diversité des partenaires (dans certaines limites), permet au couple de se ressourcer, d'agrandir leur affection et de resserrer les liens avec les autres membres du Village.
Il faut bien comprendre que cela n'est en rien choquant chez les Olarils, mais il arrive parfois qu'un caractère plus jaloux ne tolère pas ces pratiques.

L'homosexualité n'est ni interdite ni dénigrée, mais elle reste rare, car peu ancrée dans les coutumes ou les goûts des Olarils.

  • Famille
Fonder une famille est l'un des buts principaux d'un Olaril. Vouloir des enfants est nécessaire pour renouveler la Grande Famille à laquelle il appartient, et on répète suffisamment aux enfants que les peuples sans naissance sont voués à disparaître.
Le premier enfant arrive généralement assez rapidement après le Mariage. La raison étant surtout que la journée passée ensemble est habituellement passée à la Conception. Aussi n'est-il pas rare de voir une femme enceinte très vite après ses noces.
La 'durée de gestation' est de 9 mois.
Les familles sont habituellement constituées de plusieurs enfants, et à vrai dire, chaque femme peut avoir jusqu'à une quinzaine de bébés. Il n'est pas rare qu'une femme soit mère jusqu'à l'âge de 60 ans et les hommes quant à eux sont fertiles jusqu'à leur mort. La moyenne d'enfants par famille est de 6, et peu de couple n'ont qu'un ou deux enfants, sauf en cas de problème majeur. La nourriture étant abondante et l'avenir plutôt radieux, rien n'empêche les hommes et les femmes de se reproduire sans craindre pour les générations futures.

Il n'est cependant pas d'usage de faire des enfants à quelqu'un d'autre que son épouse et ce afin de ne pas trop s'enfermer dans le cercle infernal de la consanguinité.

  • La Vieillesse

L'espérance de vie d'un Olaril étant d'environ 100 ans, il n'arrive véritablement dans la vieillesse que lorsqu'il ne se montre plus capable d'assumer son métier. Loin de devenir un poids pour la génération suivante, il est de coutume qu'il laisse sa place sans mal, en formant de manière plus poussée les membres de sa Guilde à prendre sa suite.
On assiste souvent à des maladies ou déviances liée au métier effectué : maux de dos, problèmes d'articulations ou encore, douleurs diverses sont souvent les partenaires des vieux jours des Olarils.

En vieillissant, ils consultent donc plus fréquemment les Sages du Village, renforcent leurs prières aux Dieux pour qu'ils se montrent cléments envers lui, et vont jusqu'à devenir Sage eux même. Cependant, rares sont ceux qui peuvent prétendre à ce grade. En règle général, ils se contente de se faire soigner par ces derniers, tout en transmettant leur savoir aux jeunes de leur Grande Famille.

Mort d'un Olaril

Nul ne peut braver la Mort, et chaque Olaril sait qu'un jour ou l'autre, il devra quitter Arestim pour rejoindre les bras tendres et fins de la Faucheuse.
La Mort n'est pas considérée comme très malheureuse, car ceux qui restent savent que le défunt est parti rejoindre les Dieux, afin d'apprendre de nouvelles connaissances, d'échanger avec eux, et de savoir la Vérité. Tous espèrent qu'en s'étant montrés dignes du peuple et en ayant loué correctement les divinités, ils auront la chance d'être acceptés auprès d'elles.

La moyenne d'âge, je l'ai dit, est d'environ 100 ans, et lorsque se profile un siècle d'existence, les Olarils (fatalistes), estiment que leur temps est venu, et savent laisser les jeunes prendre la relève. Bien sûr, la Mort d'un proche touche énormément les Olarils, et le décès est célébré dans une fête moins joyeuse que les autres. Même s'ils sont heureux que leur proche ait rejoint les Dieux, on ne peut nier qu'il manquera à sa famille et sa Guilde, comme à l'ensemble des habitants d'Arestim.

Durant plusieurs jours, les commémorations sont organisées et on veille la dépouille du défunt durant une journée entière. Passé ce jour, le corps est enterré à l'écart du Village, dans les Plaines, et chaque tombe est recouverte de fleurs selon les goûts de la famille, pour lui rendre hommage.


Tableau des Âges


Âge Olaril
(en années)

Equivalent
Humain

Faits Marquants
OLARILS

0 à 10
0 à 6Petite enfance, faible apprentissage.
10 à 20
7 à 18Adolescence, apprentissage d'un métier.
20 à 40
18 à 25Passage à l'âge adulte, travail en collaboration avec son tuteur (personne ayant apprit le métier), mariage et premiers enfants.
40 à 60
25 à 50Vie quotidienne, reprise de l'affaire familiale, agrandissement de la famille, début de l'apprentissage des enfants.
60 à 80
50 à 60Passage de relai aux enfants ou apprentis
80 à 100
60 à 80Activité réduite, possibilité de devenir Ancien
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MessageSujet: Re: Deux Peuples : Ilédor & Olaril   Lun 5 Avr 2010 - 22:33

Les Ilédors



Naissance
Il est dit qu'un Ilédor fera toujours en sorte d'avoir un nombre pair d'enfants. L'origine de cette coutume n'est plus connue, mais on l'attribue désormais au nombre d'enfants du Gardan Edorta. On s'accorde également à dire qu'il est plus aisé d'élever un enfant s'il a un frère ou une sœur avec lui.

Les Ilédores peuvent enfanter vers leurs 14 ans, mais il est entendu qu'elle aura plus d'expérience et d'instinct maternel pour élever une famille lorsqu'elle atteindra environ 20 ans. Lorsqu'un enfant nait, il est aussitôt nommé, du nom choisi par la mère (le père peut avoir été consulté, mais en général, ils apprennent le nom de l'enfant le jour de l'accouchement). Le nouveau-né est ensuite conduit jusqu'au Sanctuaire de Therdone pour lui être présenté.
Un certain nombre de nourrisson meurent durant ce trajet, et on voit dans cette perte le signe du manque de volonté de l'enfant : si Therdone lui a retiré la vie qu'il avait offerte, c'est que le nouveau né n'avait pas assez la volonté de vivre. Malgré que ce risque soit constant et familier, les femmes ont souvent énormément de mal à se remettre de cette épreuve.

Pour que l'enfant soit légitimement reconnu, il faut qu'un Moine ou une Moniale l'ait béni.


Enfance & Adolescence
L'enfance et l'adolescence d'un Ilédor ne sera pas la même, qu'il soit né dans une famille riche ou pauvre.

Dans les familles aisées, l'enfant bénéficiera d'apprentissages poussés dès la petite enfance, où l'on ne laisse pas énormément de place aux jeux. Très tôt (vers 6-7 ans), l'enfant rencontre un Instructeur, qui fait étudier entre quatre et dix Ilédors à domicile. Le programme est vaste, et comporte de la lecture, de l'écriture en grand nombre, des mathématiques et de l'astronomie. Entre 12 et 14 ans, les enfants (garçons ou filles) apprennent à monter à cheval, à manier l'épée et quelques rudiments de guérison. C'est à partir de 14 ans qu'ils se spécialisent dans la voie qu'il leur plait. Il est de coutume cependant de laisser plus de choix aux jeunes filles, car les pères apprécient que leurs fils reprennent leur métier.

Dans les familles moins aisées, l'enfant bénéficie tout de même d'une éducation, lecture, écriture et calcul sont au programme, mais ils sont cette fois plus nombreux devant l'Instructeur (cela peut aller jusqu'à 50 enfants, autant dire que tous ne sont pas suivis correctement). Ils peuvent avoir des notions d'herboristerie, d'astronomie et de maniement des armes, mais cela dépend surtout de l'Intructeur et de son savoir. Ils se spécialisent beaucoup plus tôt, vers 12 ans, ce qui en font des artisans plus compétents mais moins savants.
Trois points communs sont pourtant à noter :

L'Apprentissage Militaire, qui est donné aux garçons et aux filles âgées de 17 ans. Durant 18 mois, ils sont sous les ordres du Général des Armées et continuent, de façon plus dure et plus poussée, leur étude des armes, de l'obéissance et de la discipline.
Cependant, riches et pauvres sont là encore séparés : là où un enfant aristocrate aura à apprendre la stratégie, la diplomatie et les arts nobles de la guerre, un fils de roturier ne pourra que subir les enseignements tels que marcher au pas, entretenir les armes, et les différentes formations d'attaque et de défense. Très éprouvant, c'est ainsi que sont repérés les futurs Soldats de l'Armée, notamment en ces temps difficiles où Edor Adeï est assiégée. Beaucoup d'entre-eux resteront sous les ordres du Général.

Le second point commun sera l'étude de la Prière et des Rites de Therdone. Tous les deux jours, entre 4 et 17 ans, les enfants, aisés ou non, se regroupent au Sanctuaire de leur quartier pour apprendre les différentes prières à Therdone, et ils suivent l'enseignement des Moines, qui leur apprennent que la Volonté est maîtresse de leur Destin, et qu'ils auront toute leur vie à prouver leur valeur au Dieu. C'est ainsi que la vocation religieuse des Ilédors peut naître : plusieurs d'entre eux se retireront alors dans ces Sanctuaires pour devenir Moine de Therdone.
Une éducation sexuelle -théorique- est inculquée par les Instructeurs, vers les 14 ans des adolescents. On y enseigne comment plaire à sa compagne, comment être un bon mari / une bonne épouse et comment donner de beaux enfants à sa famille. La Volonté étant la pensée unique des Ilédors, forcer les relations entre les hommes et les femmes n'est jamais recommandée, et pire, c'est un crime capital. Il est en effet évoqué le plaisir et le consentement mutuel, l'attention, l'écoute et l'amour entre les époux (ceci pour faciliter la fidélité).


Âge Adulte

  • Mariage

    Les Ilédors commencent à se marier vers 16 ans pour les plus précoces. Comme nous l'avons déjà vu, ils sont considérés comme « plus aptes à élever des enfants » à partir de 20 ans, et on s'accorde à dire qu'il convient de vivre plusieurs années avec son mari ou sa femme avant d'enfanter. Il est dit que Therdone ne permet pas de faire des enfants à quelqu'un d'autre que celui ou celle à qui l'ont est lié par son Sceau, aussi les époux se jurent-ils fidélité.
    Cependant, si lorsque le mariage est prononcé, il est dès lors interdit de fréquenter quelqu'un d'autre, les Ilédors ne blâment pas les libertins qui ne seraient pas lié : au contraire, il est de coutume que les époux aient déjà eu des expériences sexuelles avant le mariage. Les notions d'astronomie sont ici utiles, car il est dit qu'une femme ne peut tomber enceinte si la lune est ronde. Aussi les soirs de pleine lune sont-ils le rendez-vous idéal des amoureux (loin du romantisme que nous lui accordons !).

    Le mariage est prononcé le matin, devant un Moine ou une Moniale, dans le Sanctuaire, en présence d'un grand nombre de proches ou d'habitants des alentours. Événement heureux, il est fêté durant toute la journée qui suit avec un grand festin. Avec le Siège de la Cité qui s'annonce, les denrées que l'on faisait venir de l'extrémité du Continent d'Isle (comme les épices) sont rares et donc plus chères : ce sont en général les Nobles qui peuvent se l'offrir pour ces cérémonies.

    L'homosexualité est développée mais reste secrète, et lorsqu'une telle préférence sexuelle est connue, en général, l'Ilédor est dénigré et marginalisé. On garde donc en général cette particularité pour soi.


  • Famille

    Une fois mariés, les Ilédors ont souvent un enfant rapidement, comme concrétisation que la mariage sera heureux. Bien vite, suit une autre grossesse, car comme dit plus haut, il est de coutume d'élever les enfants « deux par deux ». Aussi, il n'y a que peu d'enfants uniques chez les Ilédors. Les familles pourtant sont rarement très nombreuses, tout simplement parce qu'il faut pouvoir nourrir tout ce petit monde correctement, et que ce n'est pas dans la culture Ilédore.
    La 'durée de gestation' est de 9 mois, la femme pouvant enfanter à partir de 14 ans environ, et ce jusqu'à 45 ans (plus ou moins). Les hommes, quant à eux, peuvent procréer jusqu'à leur mort.

    Un foyer se compose en général d'un couple de jeunes, de leurs enfants, et des grands parents éventuellement. En cas de problème, et surtout dans les familles pauvres, on compte également des oncles et tantes et leurs enfants, si bien qu'une vraie fratrie peut habiter sous le même toit.
    Les plus riches, pourtant, ont les moyens d'avoir, pour chaque branche, une habitation, ou une aile d'une grande demeure.

    Lorsqu'un conjoint décède, il est très vite procédé à un nouveau mariage, en général, les Ilédors, quand ils ont été mariés une fois, ne reste jamais veufs bien longtemps.


  • Vieillesse

    Losrqu'un Ilédor devient âgé, c'est à dire aux alentours de 65 ans, dans les familles peu aisée, il prend en charge le complément d'éducation des plus jeunes : aide à garder les petits lorsque les parents vont travailler en extérieur, par exemple. Ils peuvent également remplir des fonctions simples, comme aider à la garde des animaux (qu'il s'agisse de chiens jusqu'aux moutons ou chèvres). On évite cependant de leur laisser des labeurs trop physiques, car les douleurs liées à une vie entière de travail se font ressentir rapidement (vers 70 ans).
    Vers 75 ans, les Ilédors sont considérés comme ne pouvant plus assurer leur profession et, s'ils ne l'ont pas fait avant, laissent définitivement leur place à un enfant ou à un apprenti. Mais en général, ils ont déjà passé la main vers 60 ans.


Mort d'un Ilédor

La Mort survient vers les 80 ans d'un Ilédor. Cette durée de vie courte nécessite que chacun vive de manière entière et ne s'encombre pas de regrets. Cela sous entend également, que, comme le veut le culte de Therdone, il est indispensable de toujours Vouloir les choses de façon puissante et forte, pour rapidement arriver à l'objectif que l'on s'est fixé.

La mort est toujours un profond malheur et une grande tristesse s'empare des proches d'un défunt. Cependant, comme Therdone est un Dieu du Hasard, et que tout s'explique par la Volonté, on explique la mort par un manque de volonté de vivre, ou du moins, une baisse de cette envie de rester vivant, arrivés 80 ans. Aussi, même si la peine accompagne un décès, il est nécessaire de rapidement s'en remettre, de reprendre très vite le court d'une vie normale et, surtout, que cette perte n'ébranle pas la Volonté de Vivre. Sous peine que Therdone nous rappelle peu de temps après auprès de lui.

On assiste à ce phénomène lorsqu'un époux décède et qu'une femme meurt de chagrin ou de solitude, peu de temps après. Ce qui explique pourquoi une veuve ou un veuf ne reste jamais seul très longtemps, et qu'on se remarie très vite.

Le suicide s'explique ainsi également : qu'il s'agisse d'une baisse d'envie de vivre, ou d'une volonté très forte de mourir, Therdone puni ou récompense les Ilédors selon leur Volonté.
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